31
Ibid., p. 69.
32
Hibbs, Solange, «La contre-propagande dans la presse catholique espagnole de la fin du XIXe siècle», in Après 89. La Révolution modèle ou repoussoir, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 1991, p. 261.
33
Ibid., p. 47.
34
Ibid., p. 109.
35
Ibid., p. 47. Dans une série d'articles destinés à retracer l'histoire du Moyen Age et plus particulièrement la conquête de Jérusalem, l'auteur de cette Historia popular de las Cruzadas, publiée pendant l'année 1891 dans la Revista Popular, exalte l'unité de l'Europe chrétienne face au péril de «l'Islam et de la barbarie». Les chrétiens, toutes classes confondues, se sont unis dans cette entreprise: «Los monjes dejaban los claustros, los ermitaños sus soledades [...]. Artesanos, mercaderes y labradores abandonaban sus trabajos y profesión; los nobles renunciaban a los dominios adquiridos por el valor y las hazañas de sus padres [...] ¡Caso prodigioso! Los ladrones y bandidos, abandonando sus guaridas, imploraban el favor de tomar la Cruz»
(Revista Popular, 28 février 1891, p. 94). L'auteur de cette histoire des croisades est probablement Modesto Hernández Villaescusa, écrivain catholique qui adhère aux thèses intégristes et qui publie plusieurs romans. En 1890, son étude sur Recaredo y la unidad católica reçut un prix du cercle traditionaliste de Madrid. Il exalte dans cet ouvrage, qui est une synthèse de ce que l'on pourrait appeler le «national catholicisme», la supériorité de la race espagnole qui a toujours su «alimenter la flamme pure de la foi»: «Ninguna raza ha realizado en la Historia fines más grandiosos, trascendentales, desinteresados y benéficos»
(Villaescusa, 1890, p. 20). Comment ne pas penser en lisant ces lignes, aux déclarations du Caudillo Franco qui justifiait la Sainte Croisade de 36 en invoquant la défense de la foi et de la Patrie...
36
Dans son célèbre roman historique qui dépeint les événements révolutionnaires de Rome de 1846 à 1850, El hebreo de Verona (1857), le jésuite Antonio Bresciani explique les raisons pour lesquelles il a entrepris ce récit. Il l'a fait à la demande de Pie IX et de la Compagnie des jésuites de Rome afin que ce roman puisse servir de mise en garde: «Veía el soberano pontífice en su alta sabiduría que la causa de esos mortales paroxismos que agitan a la cristiandad consiste en desconocer la autoridad divina y humana que refrena y guía los entendimientos y las voluntades de los hombres por medio de las leyes para que no se desvíen de la verdad y del bien»
(Bresciani, 1886, p. 9).
37
Bresciani, Antonio, El hebreo de Verona (misterios de las sociedades secretas), Barcelone, La Editorial Católica, 1886, p. 443.
38
Ibid., p. 445.
39
Ibid., p. 436.
40
Ibid., p. 445.